INDENIABLE DESCENDANCE

par Jean Claude Michon (article sur Facebook), mercredi 30 janvier 2013, 21:31

 

 

 

   L'unique branche naturelle de Georges LELIEVRE Bourgeois des Herbiers 1855-1941



    Pour mémoire au niveau de cette filiation, trois informations majeures de la tradition familiale me seront transmises par notre mère concernant le géniteur :
                                                                                                                                                                                                                                                                                                -
                       - Bourgeois des Herbiers;
                       - Patronyme LELIEVRE;
                       - LELIEVRE, qui épousera ensuite une RENOUL, à Cholet;

 

   Le 26.12.2013 je m'aventure à relancer le contemporain Bernard LELIEVRE, petit neveu de notre ancêtre :

 

   Le 09.01.2013, après douze ans de silence, depuis notre première entrevue au "Bignon" des Herbiers, Monsieur LELIEVRE, d'environ  85 ans, donne suite cette fois, à notre dernier courrier, par un appel téléphonique, m'invitant à passer chez lui, une fois, qu'il aura recherché dans ses archives. Il convient de me rappeler sous huit jours pour prendre date !

 

   Le 22.01.2013, je reprends l'initiative en l'appelant à mon tour et convenons  du jeudi suivant à 15 h chez lui, au "Bignon" des Herbiers 85. Il m'aurait préparé une seule photo de Georges LELIEVRE !

 

   Le 24.01.2013, c'est donc pour la seconde fois, dans une atmosphère plutôt agréable, mais d'un autre âge, devant la grande cheminée allumée, jadis de l'ancienne cuisine des domestiques, que nous allons échanger sur ces ancêtres et quelques maigres photos. Portraits redevenus énigmatiques, depuis un avis différent  sur leur identification (en 2003 de Louis Emmanuel GAILLARD, décédé depuis). Notre contradicteur étant la tante (100 ans) de Madame Michèle BLOT, épouse MEUNIER, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie 85, que nous avions rencontrée en 2008.

 

   Deux heures d'entretien en toute sympathie avec un couple, qui se dit toutefois d'entrée, peu intéressé par les archives photos et la recherche des ancêtres (surtout madame :"il faut être passionné pour faire de telles recherches").

 

   Apport d'un buste, dit de Georges LELIEVRE, vers la trentaine d'années (peut-être moins), et un précieux cahier de notes généalogiques écrit de la main de la plus jeune tante de Bernard : Geneviève LELIEVRE; cahier qui me sera prêté, sans aucune réticence (en l'absence de Madame). On me soumettra aucun autre document de plus ce jour-là !

 

   Avec regret, le litige déclenché, en 2008, par Michèle BLOT, épouse MEUNIER, autour du couple LELIEVRE-GRIGNON, ou LELIEVRE-FRANCOIS du Temps, ne pourra pas encore être clarifié ce jour-là (ils affirment unanimement tous les deux avoir très peu de photos, ni aucune peinture de portraits, à mettre en juxtaposition !?). On justifie par le fait que beaucoup de documents stockés à l'étage de la demeure seigneuriale, auraient été endommagés par les fientes de pigeons, dans les pièces non habitées depuis longue date (intrusion par des vitres brisées). A l'occasion d'un grand nettoyage, beaucoup de choses auraient été brûlées, dont fort probablement des photos anciennes. Le peu des photos de famille conservées, datant du temps du grand-père et du grand-oncle, seront partagées entre les enfants de Bernard LELIEVRE, nous dit-on !

 

   Toutefois, sans restriction, je vais de mon côté présenter, complémentairement à mon précédent envoi par courrier postal, la photo de famille des FRANCOIS du Temps, aux "Piniers" de Pissote 85, en 1858 (source récente de Hugues LASSAULT). Puis nous allons observer et discuter autour de la copie d'une autre photo, où sont présents les deux frères : Georges et Gustave  LELIEVRE, en pieds cette fois, supposés âgés d'environ dix et douze ans, avec une jeune femme, de quelques vingt à trente ans, assise entre les deux jeunes gens (eux parfaitement identifiés : copie transmise en 2007, par le couple Paul COUTEAU, de Nice).

 

   Il serait alors envisageable, suite à ce nouvel échange, d'évoluer vers une autre hypothèse et conclure, à nouveau provisoirement, que ce pourrait ne pas être leur mère (bien qu'à l'époque elle aurait eu environ 34 ans !); mais à défaut de ne pouvoir être leur soeur (ce que Monsieur LELIEVRE, dans une tentative supposée de diversion, suggérera dans un premier temps et que je réfute objectivement immédiatement). L'autre hypothèse, non écartée, émise par Bernard : "il pourrait s'agir de leur préceptrice" !?

 

   Dans ce contexte, plutôt réservé en apports formels, Monsieur LELIEVRE affirme n'avoir également aucune photo du couple MIGNAL, qui lui, me dira-t-il, était ingénieur. Il aurait fait faillite. Personnage par ailleurs considéré  comme peu intéressant, d'où progressivement une rupture relationnelle avec la famille LELIEVRE en suivra.

   Donc par principe de réserve, semble-t-il, aucune photo de la famille rassemblée, ne nous sera présentée; rien des deux grandes tantes LELIEVRE, soeurs de Georges et Gustave LELIEVRE, les deux aînés; rien du père, ni des grands-pères et grands-mères (et absence de commentaire sur les portraits que je lui présente sur l'arbre-photos, y compris pour celui de son grand-père !?).

 

   Par contre en verbal, on est par ailleurs plus généreux. On m'explique d'entrée que les enfants LELIEVRE, étaient élevés en autarcie. En ayant leur préceptrice à domicile, au "Bignon", ils n'allaient pas à l'école. Ne sortant pas, ils n'avaient aucun contact, ni relation sociale avec les autres enfants de leur âge et avec l'environnement des herbiers, plus généralement.

 

   Les deux dernières filles de Gustave, nièces de Georges, en auraient fait plus particulièrement les frais : la dernière Geneviève Marie Louise LELIEVRE, repoussant et fuyant systématiquement tous les hommes; quant à Marguerite Marie Renée Antoinette LELIEVRE, elle aurait bien aimé se marier, mais elle était excessivement et  irréversiblement trop timide.

 

   On souligne, qu'une fois marié à Jeanne RENOUL, Georges LELIEVRE, qui était l'ainé, bien que le mieux placé donc, pour disposer de la petite "Seigneurie du Bignon", ne pourra pas y rester longtemps. Son épouse, en ce lieu, avait trop peur des fantômes (croyance très répandue à l'époque). Ceci expliquant cela, ils occuperont très vite, la grande demeure, "Le Pinier" de la rue du Brandeau, dans le centre du bourg des Herbiers, où il y décédera en 1941. Lui  succéderont ses deux nièces célibataires.

 

   Cette grande maison de la rue du Brandeau, aux Herbiers, sera baptisé : "le Pinier" (On peut en déduire que c'est fort probablement en référence aux "Piniers" de Pissote 85, de leur branche FRANCOIS du Temps). Une fois la préemption, de ce bâtiment, faite par la Mairie des Herbiers, dès 1964 (supposée après les décès des deux nièces Marguerite et de Geneviève), le bâtiment sera plus communément dénommé : "la maison des Lelièvre". Ce qui créera quelques dérangements pour la famille, par le fait de la confusion dans la population. Les LELIEVRE, qui avaient investi, non loin de là, le "Bignon", étant de leur goût, trop souvent dérangés inutilement, porteront réclamation auprès de la Mairie de ce Bourg. C'est à partir de ce moment que le lieu sera renommé, comme il l'est encore aujourd'hui : "Centre du Brandon".

 

   La discussion, à partir de l'arbre dynamique en visu, à partir de mon ordinateur portable, à l'appui des indications claires à ce niveau de Bernard, va me permettre de réviser positivement, entre deux Marie de la fratrie, l'alliance avec René Charles Marie Gustave COUTEAU (en l'abs d'accès à ce jour, à cet acte encore protégé, dans le cadre de la réglementation actuelle : moins de 75 ans) : Bernard LELIEVRE précise que Marie Thérèse LELIEVRE sera Bonne-Soeur (les deux  dernières, Marguerite et Geneviève, resteront célibataires). Nous déduisons, que c'est donc avec l'ainée Marie Antoinette LELIEVRE que ce COUTEAU fera alliance !

 

   Je tenterai bientôt de placer quelques jalons pour espérer, à l'avenir, d'obtenir la copie d'une photo élargie de la famille au "Bignon". Monsieur LELIEVRE, verbalement, ne fera aucune objection. Il formulera même son intention d'en récupérer une auprès d'un de leurs enfants, pour une prochaine fois.

 

   A l'issue de ce contact fort intéressant toutefois, mais constatant que je n'obtiendrai rien de plus sur le plan photos ce jour-là, je vais donner un premier signal de départ, en fermant mon ordinateur et en commençant à ranger mon matériel. Monsieur LELIEVRE, exprimera alors spontanément avoir passé  un très bon moment; ce que je partage en effet malgré une réelle frustration !

 

   Après deux heures d'entretien donc et peu de temps après le retour de Madame LELIEVRE, qui nous avait quittés, dans la première demi-heure, je ré-évoquerai à Monsieur LELIEVRE, mon intérêt pour une photo plus contemporaine de la famille élargie du temps de Georges LELIEVRE (qui pourrait nous révéler des compléments et informations utiles d'identifications : par exemple des tantes, voir des grands-parents), Monsieur LELIEVRE esquissera dès lors un regard furtif du côté de son épouse et dégagera, ce que j'interprète à l’instantané, comme une certaine gêne tout en restant silencieux (tiens, tiens !?)...

 

   On va ensuite m'offrir une boisson de mon choix (jus de pomme). Sur une interpellation de Madame LELIEVRE, sur un tout autre sujet, il va être évoqué succinctement l'investissement et ses tentatives d'actions politiques locales.

 

     Entre autre, une  peu banale anecdote est alors évoquée, remontant au moment du dernier passage de Jacques CHIRAC aux Herbiers : Madame LELIEVRE, non invitée, se serait introduite pourtant sur le lieu, en passant sous les barbelés du terrain ou devait être reçu, par le préfet, le Président de la République.

    Madame LELIEVRE aurait été vite repérée. Le préfet craignant une intervention revendicative, directement adressée par elle à Mr CHIRAC et n'arrivant pas à la convaincre de quitter les lieux, fera intervenir la police, qui la reconduira "manu militari" dans un fourgon dit "panier à salade" à son domicile du "Bignon", au grand étonnement de son époux, la voyant revenir ainsi, plus tôt que supposé. Après le départ du véhicule, deux motards continueront à monter la garde, au niveau du porche d'entrée du "Bignon".

    Monsieur LELIEVRE suggéra alors à son épouse de retourner sur les lieux en passant, à la dérobée, par la grange communiquant avec la ferme contiguë au château. Dès constat, les motards seront contactés par téléphone et enfourcheront urgemment leur engin !...

 

   Après leur avoir souhaité une bonne nouvelle année, eux un bon retour, Bernard  ré-évoquera l'éventualité d'une prochaine fois en m'accompagnant jusqu'à mon véhicule stationné dans la cour près de l'escalier d'accès à la demeure.

 

 

    Etude des 25 au 29.01.2013

 

 

A - Travail de vérification et d'analyse, à partir du carnet de notes généalogiques :

 

   Geneviève LELIEVRE restée célibataire, selon Bernard LELIEVRE, serait l'auteur de la retranscription, voire de sa réactualisation, avant 1960 ; inspirée sans doute, en partie, des recherches sur les LELIEVRE, initiées selon Louis Emmanuel GAILLARD (archiviste à la SLA de Cholet), par le géniteur de notre grand-mère, Marie MARTINETGeorges LELIEVRE.

 

      Analyse proprement dite du cahier de notes généalogiques aimablement prêté, par le propriétaire du lieu, sans aucune difficulté (toutefois en absence de son épouse) *, lors de notre seconde rencontre d'étude du 24.01.2012 (15h à 17h), au "Bignon" des Herbiers avec Bernard LELIEVRE (la première visite contact remontant en 2000) :

 

         a) - On y relève, en général, de nombreuses imprécisions de lieux et de dates, qui prêtent à caution (notamment pour les CHARETIER, comme pour les FLEURY) et quelques erreurs (dont une au niveau de la fin de branche LELIEVRE) !

 

         b) - Nous sommes tentés, bien que toujours sans certitude, d'adopter provisoirement cette présentation, à partir du mariage de Pierre GRIGNON, époux de Marie BRUNET, X en 1709, que nous avons trouvé au Boupère 85 (acte revérifié qui est bien non filiatif). Même s'il reste permis de penser qu'il puisse y avoir une autre génération qui les sépare d'un potentiel et virtuel couple GRIGNON-SEGUIN; du moins qu'on puisse être ici en présence d'un second mariage de Pierre GRIGNON en 1709 ?

 

        c)  - Sinon, impossible de suivre et de comprendre comment se raccorde la filiation LELIEVRE avec les FLEURY !

 

        Il ressort, suivant la tradition verbale, qu’il a peu leur être dit qu'ils seraient de parenté avec ce patronyme. L'auteur apparaît là en sérieuse difficulté pour parvenir à le démontrer.

 

   Pour nous, actes à l'appui, le raccord des LELIEVRE, se fait au moins, par l'alliance de Jean François FRANCOIS du Temps, en 1682, à Fontenay-le-Comte 85, avec Marie Anne FLEURY du Nizeau et de la Caillère, fille de Pierre FLEURY et de Louise VINET.

 

 

    Par contre cette simple illustration d'une branche cousine FLEURY, nous aide à raccorder positivement dans notre base, la branche amorcée par nous, à ce jour, se limitant simplement à deux générations au-dessus d’ Olivier Amand Pierre FLEURY des Marais, époux de Emilie LELIEVRE (collatérale, soeur de notre ancêtre Gustave LELIEVRE, l'administrateur durant cinquante ans sans discontinuer, de la Commune des Herbiers, avec trois périodes comme Maire en cette commune, jusqu'à son décès en 1919).

 

   La construction présentée partant de Paul FLEURY, comme fin de branche commune, contient au moins deux erreurs de raccords (que nous objectivons par des actes de mariages vérifiables).

 

 

      d)  - En surplus toutefois, à partir d'une feuille volante associée, nous complétons, sans dates,  ni lieux, une partie complémentaire de la descendance du couple collatéral : André PERREIN et Isabelle BRACHE, cousine germaine de  Bernard LELIEVRE;

 

 

    Nous observons en conclusion générale, que nos travaux, plus élaborés, mieux renseignés, élargis aux collatéraux, sont poussés plus avant, en particulier au niveau des branches communes CHAPELAIN et LELIEVRE, par rapport aux notes transcrites par Geneviève LELIEVRE avant 1950 (travail qui reste toutefois un précieux document de référence pour l'époque).

 

 

 

B - Quelques points forts, commentaires et articles de journaux locaux, que nous relevons avec intérêt :

 

 

   I - Arrivé en Vendée de cette branche LELIEVRE en 1796 :

 

    "Gilles Benoit LELIEVRE, né à "la Perruche" (commune de Garancières 78), le 22 mai 1772, était Clerc de Notaire à Paris et habitait rue "Marindugets", quand la révolution éclate. En 1796, il est envoyé par son patron, en Vendée au « Puit-du-Fou » des Epesses, avec mission de faire l'expertise des biens appartenant aux héritiers de la famille LAVERDY.

    Le travail fut long, le clerc de Notaire prit goût au pays, se fit recevoir Notaire et resta fixé au Puy-du-Fou."

 

    Le 8 janvier 1797, il épouse Prudence Perrine CHAPELAIN, née aux Epesses le 18 septembre 1768, fille de Vincent CHAPELAIN, Chirurgien aux Epesses et de Marie Anne GOURDON. Elle était soeur de Vincent CHAPELAIN, médecin à Fontenay-le-Compte, Maire de Fontenay et député de la Vendée au Conseil des Cinq Cents. Elle était nièce de Marie CHAPELAIN, qui avait épousé, à Nantes, René BOUX, Chevalier, Seigneur de Bougon, Conseiller au Parlement de Bretagne.

 

    En 1825, Gilles Benoit LELIEVRE est nommé Maire des Epesses 85.

 

    En 1828, le 6 juillet, il reçoit la décoration du Lys des mains de la Duchesse de BERRY, au cours de son voyage en Vendée.

 

     Sa femme était morte le 31 décembre 1809. Il meurt lui, le 19 mars 1850. Il laissait quatre enfants."

 

 

 

     II - Deux générations plus tard : décès de Gustave LELIEVRE 1829-1912 :

 

 

          a) Article de Mr René Vallette, dans la revue du-Bas-Poitou 1ère Livraison 1912

 

    "Monsieur Gustave LELIEVRE, Maire des Herbiers, décédé à l'âge de 83 ans, après s'être consacré, avec un méritoire dévouement et jusqu'au dernier moment, aux intérêts de la commune"

 

          b) Le "Publicateur de la Vendée", dans le numéro du 23 février 1912, lui consacrait également l'article suivant :

 

    « Mercredi 21 février ont été célébrés les obsèques de Monsieur Gustave LELIEVRE, Maire des Herbiers....

    C'est une grande perte pour tous ceux qui le pleurent. Pour la famille, c'était le patriarche vénéré, donnant l'exemple parfait des vertus chrétiennes et domestiques. La paroisse avait en lui un modèle; car c'était, dans la force du terme, un grand chrétien. Enfin comme administrateur de la commune, il était très avisé et d'une parfaite droiture, cherchant toujours le bien et la prospérité du pays.

  D'autre vont relever maintenant le drapeau qu'il a si dignement porté; en suivant ses traditions, ils continueront l'oeuvre de cet homme intègre qui fut leur modèle et leur chef incontesté.

  Une foule considérable est venue apporter à la famille l'hommage de son estime et au cher défunt un dernier témoignage, gage de vénération et de reconnaissance, à la population Herbretaise s'était jointe de nombreuses personnalités vendéennes.

   Au cimetière, Mr de Larignais et le Comte de Bermond prirent la parole pour saluer au nom de tous l'excellent chrétien et le grand homme de bien que fut Monsieur LELIEVRE, souhaitant que son souvenir fasse revivre les vertus qu'il a si généreusement pratiquées. »

 

  "Le Publicateur" se fait un devoir d'offrir à Messieurs Georges et Gustave LELIEVRE et à leur famille, l'hommage de ses plus sincères et plus sympathiques condoléances."

 

 

 III - Un prêtre, curé au Tallud 79, frère de notre ancêtre Louis Benjamin GRIGNON, exilé en Espagne en 1792 :

 

   "Jean Louis GRIGNON, prêtre était curé du Tallud (79) au moment de la révolution. Ayant refusé de prêter le serment constitutionnel, il est condamné à la déportation, comme les autres prêtres de la Vendée et embarqué aux Sables-d'Olonne, à destination de l'Espagne, le 11 septembre 1792, sur le brek Marie Gabrielle, Capitaine François LAMBERT. Il mourut en exil"

 

 

IV - Un ancêtre du temps du Roi de Navarre :

 

    Pierre FRANCOIS du Temps né vers 1552.

 

   "Ayant pris parti pour le roi de Navarre; il suit le prince de Condé au siège de la Tére en 1580. C'est à ce siège de la Tére qu'il arriva à ce "du Temps" un évènement que d'Aubigné nous rapporte dans son histoire tome II page 370 :

   Le capitaine ATTIS ainé et compagnon de lit de "du Temps", ayant été tué, fut enterré le même jour.

   La nuit "du Temps" étant en son lit, s'éveille au bruit de la fenêtre qu'on avait poussé, voit ATTIS qui entre par là, se lève en sursaut. ATTIS l'empêche de se lever, se jette entre les linteaux. "Du Temps" qui d'étonnement, s'efforce à croire avoir rêvé la mort, c'est l'entêtement et toutefois demande à son camarade :

   Est-il possible que vous ne soyez point mort que vous ne vous ayons pas enterré ?

   L'autre ayant répondu à cela par surprise, convie son compagnon à dormir; mais "du Temps" ayant touché une de ses jambes plus froides qu'un glaçon, saute du lit en s'criant : "Capitaine ATTIS, que vous êtes froid "! Quès été une heure et demie en dispute, ATIIS repassa la fenêtre, disant qu'on lui reprochait son coucher.

   Voilà comment nous l'a raconté "du Temps", plein de vie et d'honneur.

   D'autres, ajoutent que les volets voient entrer et sortir ATTIS , et d'autres qu'il y retourna plusieurs fois. (D'Aubigné tome II page 370)"

 

 

 V - Un collatéral Chevalier de Saint-Louis, baptisé à Notre-Dame de Québec au Canada :

 

    "Jean (Jacques) Marie Antoine FLEURY Sieur des Marais, né à Québec (Notre-Dam) le 05.11.1733; sert dans les Gendarmes de Lorraine, Capitaine de cavalerie et Chevalier de Saint-Louis, épouse vers 1760, Modeste DENFER."

 

 

VI - Condamné à mort par la commission militaire en 1793 :

 

   CHAPELAIN Honoré Jean, né vers 1752, Maitre Chirurgien à Saint-Prouant, demi-frère de notre ancêtre Vincent :

 

   "Entièrement dévoué à la cause vendéenne, il était membre du comité royaliste de Saint-Prouant, seulement depuis huit jours, lorsqu'il fut arrêté et conduit à la Rochelle.

   Reconnu coupable pour avoir été trouvé porteur d'une balle mâchée et d'un petit paquet de poudre, il fut condamné à mort par la commission militaire et exécuté le 03 novembre 1793 (il laissait sept enfants !?)"

 

 

VII - Caché dans le creux d'un Chêne :

 

   Pierre Marie CHAPELAIN, né en 1763, frère de Prudence Perrine CHAPELAIN épouse de Gilles Benoit LELIEVRE :

   "Entré dans les ordres, il est nommé vicaire se Saint-Hilaire-de-Mortagne (85), le 8 novembre 1790. Au moment de la révolution, il refuse de prêter le serment constitutionnel et se retire aux Epesses, dans sa famille. Obligé de se retirer dans les bois pour échapper à ses persécuteurs, il se cachait d'ordinaire dans le tronc d'un vieil arbre; disait la messe dans les champs, les granges isolées et remplissait pendant la nuit, des fonctions du Saint ministère dans cette paroisse, alors privée de pasteur. Des amis dévoués, qui apportaient au prêtre de la paille pour lui servir de couche dans sa cachette, en avaient laissé tomber quelques brins au pied de l'arbre. Cet indice donna l'éveil aux bleus qui passèrent. Ils vinrent surprendre et saisir le fugitif pendant la nuit."(**)

 

 

* En conclusion : abs quasi  totale vis à vis de notre objectif  initial à atteindre ce jour-là : Aucune aide à l'identification de quelques photos (ambivalence entre non-pouvoir et non-vouloir !?) et aucun apport de portraits comparatifs (en dehors d'une photo vers la trentaine d'année, dite de Georges LELIEVRE, qui nous interpelle toutefois, de prime abord, tant la ressemblance avec son frère nous rend plutôt septique !?).

 

    Nous n'évoluons donc pas au niveau du litige, concernant les copies de deux photos par la donatrice de Louis Emmanuel GAILLARD en 2003, suggérant représenter un couple LELIEVRE.

 

    Aucuns  portraits de la parenté LELIEVRE : rien à ce jour, au niveau d'une quelconque photo de groupe, qui pourrait lever quelque ambiguïté et  combler quelques vides (comme le couple MIGNAL-LELIEVRE 1867-1930; Adèle LELEIEVRE, Célibataire 1864-1875 etc...)....

 

 

**Voir aussi de Jean-Loïc LE QUELLEC "Le chouan dans le chêne et l'arbre sur la tombe p22 et 23)

 

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FLEURON de vingt ans de recherche généalogique :

     La tradition verbale de quatre générations : beaucoup d'opiniâtreté, de patience, de travail, d'analyse et de synthèse, de hasard, de rencontres et de chance aussi, ont pu nous faire découvrir nos liens génétiques d'une partie de l'ascendance LELIEVRE, avec des Seigneurs du Bas-Poitou. 

      Le tout a contribué à nous faire évoluer la branche de Georges LELIEVRE, qui représente pour nos enfants, le huitième de leur généalogie, côté paternel...

      Mais nous n'aurons pas d'emblée cette aussi évidente chance sur la Tessoualle 49, pour la branche de notre bisaïeul maternel :                         

               - Paul Ernest NORMANDIN , qui portera de fait le patronyme de sa mère  Palmire Nathalie NORMANDIN.  Aussi fils naturel !

    Avec l'usure du temps, à ce niveau, le secret et la tradition familiale, plus obscurs, seront beaucoup plus long à décrypter.

     Pourtant Palmire Nathalie sa mère, nous laissera  une "signature" majeure : ces deux prénoms fort rares, jamais portés par aucun NORMANDIN auparavant (fratries collatérales toutes confondues) sur plus de 4 siècles :

            - Ceux de son géniteur !

    Quant au patronyme ALLAIRE, ancré dans la mémoire de notre mère, sans en connaître elle-même, quelques 90 ans après, le lien précis, nous en obtiendrons l'indication putative vers 1956 (que nous employons ici pour son sens positif : "par suite de la bonne foi..."), pour ne la voir ressurgir de notre conscient, cette information, qu'en 2013, après plus de 20 ans de recherches pour l'ensemble de nos généalogies travaillées.

    Large base sectorielle, qui favorisera la finalisation de cette filiation, initialement supposée morte à jamais, par ce qu'il devient possible de décrire : comme "un hasard construit" !....                        

      

      Le 18.02.2014, fleuron donc de vingt ans de recherche intensive, une branche à ce jour considérée comme morte, s’active soudainement :

        - Après m'être transitoirement posé la question du patronyme
LESPINAY, au niveau initialement des ALLAIRE de Lespinay, que commencera à porter officiellement Paul Ernest ALLAIRE et son père à partir d'un jugement en 1866 :

    Les enfants, de
Jeanne GUICHET, qu’épouse Gabriel Florent Esprit ALLAIRE, le 12.02.1782 à Mouchamps 85, naissent aux Herbiers entre 1782 et 1790 !

    D’après les différentes réponses que je vais recevoir et vérifier, suite à mon premier mail sur le
CGW85, je déduis qu’il ont pu tout simplement être propriétaires d’un des lieux dits de "l’Espinay" (aujourd’hui "l’épinay" sur Chambreteau et /ou "le petit Epinay" sur les Herbiers 85), sur la route à revenir sur Mortagne-sur-Sèvre 85, non loin de la Tessaoulle 49. Je tends alors à conclure, au moins provisoirement, que ces ALLAIRE toutefois de la bourgeoisie locale, bien positionnés au niveau local, n’auraient à priori eu aucune alliance avec les DE LESPINAY proprement dit - objet de mon premier questionnement  (Venus eux de Normandie et dont une branche fera souche en Loire-Atlantique 44, dont une mutation sur Chantonnay en Vendée avec notamment le Marquis Zénobe Alexis LESPINAY).

   
Aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd’hui, il va s’avérer que nous descendons de cette branche ALLAIRE, au niveau de notre ancêtre Paul Ernest NORMANDIN,  né le 28.11.1862 à la Tessoualle 49.

   
Je l’avais occulté et pourtant, je tenais par notre mère que nous avions un lien génétique avec des ALLAIRE de Vendée !

    Le hasard donc, fera que je vais m' intéresser à ce double prénom, alors qu’une chercheuse très spécialisée sur les actes notariés me rappelait à juste raison, qu’il n’était pas rare que des mères, donnant naissance à un fils naturel, attribuent à l’époque, assez souvent un ou plusieurs des prénoms du géniteur.

    C’est ainsi que je vais arriver à la fois oui et non, par hasard, à
Paul Ernest ALLAIRE, né le 30.09.1830 à Châteaumur 85 (double prénom fort rarenon présent dans les fratries descendantes des NORMAMDIN), qui avant d’épouser seulement le 30.07.1878 à Maillezais Marie Eulalie Clara MARTINEAU (couple sans descendance), aura une relation avec notre ancêtre Palmire Nathalie NORMANDIN en 1862 (branche avant 1700, issue d’un fermier général sur Cholet, ayant épousé successivement deux filles de notaires).

    Ce
Paul Ernest ALLAIRE avait alors 32 ans. Tout apparaît donc bien en phase : lieu, âge, patronyme, prénoms, et donc fort plausible !...

   
Louis Jacques Paul Salomon GUICHET et Louise Gabrielle Charlotte HURTAUD, auront une fille Jeanne GUICHET qui épouse Gabriel Florent Esprit ALLAIRE, notaire aux Herbiers 85, le 12.02.1782 à Mouchamps 85.

    Suivra :

   
Hubert Louis ALLAIRE de Lespinay , Médecin, + le 20.06.1855 aux Châtelliers 85, époux de Suzanne Sophie Louise CHAPELAIN, X du 01.06.1812 aux Châtelliers-Châteaumur 85; en seconde noce il épouse Marie Madeleine Geneviève Elise BEURREY de Châteauroux , le 31.01.1826 à Payre-sur-Vendée 85 :

     D’où :

   
Paul Ernest ALLAIRE de Lespinay qui aura à 32 ans, une relation avec Palmire Nathalie NORMANDIN, d’où un enfant naturel (ALLAIRE : transmission verbale de Simone NORMANDIN notre mère) :

   
Paul Ernest NORMANDIN le 28.11.1862 à la Tessoualle 49.


   
Témoignage :

    Nous étions alors au 68 de la rue Marceau à Cholet 49, je devais donc avoir entre 10 à 12 ans environ.
    J'étais à cette époque assez admiratif devant le courage et les compétences élargies du second cafetier-épicier au patronyme
ALLAIRE, de notre quartier, au carrefour sud de la rue Marceau et de la rue Pasteur (plus près de nous il y avait aussi le Café-épicerie GUIBERT).
    Cet
ALLAIRE avait entrepris, avec l’aide de son fils, un agrandissement conséquent de leur demeure et commerce, dans le but d’élargir leur activité. Une nouvelle infrastructure contigüe, faisant face au coiffeur GABORIAU, était sortie de terre, pour y ajouter une partie hôtellerie. Plusieurs chambres avec une large entrée et escalier, pour accéder à l'étage, qu'ils construiront entièrement de leurs mains (du moins pour le plus visible : gros oeuvre et toiture).
    C'est à cette occasion que notre mère, née
Simone NORMANDIN, évoquera que nous avions un lien avec des ALLAIRE de Vendée !?....


    
Découverte récente :

     Curieusement une génération plus tard,
Eugène Ernest NORMANDIN, épouse, sans le savoir, sa cousine de sang par les GUICHET :

    
Marie Marcelle Joséphine MARTINET (aussi enfant naturel), dont le géniteur Georges Propser Gustave LELIEVRE, est parfaitement identifié depuis dix ans, par nos recherches et grâce initialement aussi à la tradition verbale de notre mère Simone NORMANDIN (j'avais alors 5 à 6 ans quand on me parla des LELIEVRE - 10 à 12 ans pour les ALLAIRE) !

     Mais l’incroyable ne s’arrête pas là, puisque autre bizarrerie et autre redondance également,
Georges Propser Gustave LELIEVRE se maria ensuite à l’âge de 30 ans, à Jeanne Sidonie Clarisse RENOUL, le 21.04.1885 à Cholet (le couple n’aura non plus aucune descendance !).

    On peut aussi observer, hormis un prénom rare et identique : «
Palmyre », qu’au moment de ces relations, ces filles sont orphelines :

         a) En 1884, 
Palmyre Clotilde Constance MARTINET n’a que 17 ans et est orpheline de père depuis 1873 (elle avait alors 6 ans) ;
         b) En  1862,
Palmire Nathalie NORMANDIN, a alors 24 ans, orpheline de mère  depuis 1845 (elle avait alors 7 ans) ;

         c) En 1862,
Paul Ernest ALLAIRE a alors 32 ans et lui même n’a plus de père depuis 1855 !

                                                                                                                                                                                                                               Jean-Claude MICHON